Le recensement des écrits a été effectuée à partir des banques de données en
technologies de l’information et médecine.
L’objectif étant de comprendre la gestion du risque informationnel pour aider à
assurer la sécurité des actifs informationnels. La sécurité est considérée
nécessaire parce que la technologie appliquée à l’information crée des risques. La
notion de risque dans la littérature est centrale par rapport à l'objecti
f.
L'encadrement formel du risque demande qu'une définition de ce qu'est le risque
dans le contexte de l'organisation soit déterminé consensuellement. Ce n'est
qu'après un accord sur ce que constitue le risque dans le contexte que les
opérations impliquées dans une décision sur le risque peuvent, implicitement ou
explicitement, être mise de l'avant dans l'organisation. Cependant chacune des
opérations est sujet aux biais mentionnés (paralogismes, heuristiques, etc.).
Mentionnons quelques exemples de problématiques en relation aux opérations
cognitives impliquées dans une décision sur le risque :
-
L'identification des scénarios à envisager dépend de l'interprétation par
l’individu de la définition du risque informationnel, de sa connaissance de
l'organisation et de sa culture (ses croyances, ses valeurs), de ses habilités à
concevoir des scénarios complexes. En l'absence de données fiables, les
scénarios sont influencés par les mythes et les légendes du groupe et des
individus.
-
La difficulté de faire des prévision à priori des conséquences possibles
futures ou d'évaluer avec confiance les possibilité dans des situations
d'information incomplètes.
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La difficulté d'identifier les variables susceptibles d’influencer l’utilité attendue
(e.g. la valeur future de l'information exacte) du point de vue de l'ensemble des
ayants cause.
-
La complexité inhérente à l'évaluation des probabilités en l'absence de
données rétrospectives fiables et suffisantes ou de connaissance de l'histoire
de l'organisation.
-
Finalement, les différentes stratégie décisionnelle disponible et légitimes,
selon les contraintes de l'organisation et la situation particulière.
La nature subjective de ce que constitue un risque acceptable complexifie l'atteinte
d'un consensus dans une organisation sur une définition du risque informationnel.
Par surcroît, la nature dynamique du domaine de la santé demande une souplesse
et une adaptabilité sensible aux besoins d'un plus grand nombre d'ayant cause. La
nature même du sujet à l'étude indique qu'une exploration est nécessaire afin de
mieux le comprendre. Plus qu'un phénomène, le risque est un construit social qui
est lié aux valeurs et aux croyances des ayants cause d'une organisation. Il existe
bien un risque objectif, mais il représente qu’une partie de l'ensemble des risques.
Les choix, rationnels ou non, positiviste ou naturaliste, pour la mise en oeuvre de la
gestion de risque informationnel, formel ou informel, sont aussi liés à des
constructions sociales.
Les vulnérabilités inhérentes aux systèmes d'informations étant les résultants de
décisions organisationnelles dans un contexte donné, il y a un lien causal entre les
décisions et les vulnérabilités présentes. Ce lien est influencé par les individus qui
prennent les décisions. Les facteurs qui influent sur ces décisions sont un
déterminant à prendre en compte dans la construction sociale du risque
informationnel. Les menaces, qui exploitent les vulnérabilités, sont aussi tributaires
des décisions d'individus quant aux moyens en place pour les mitiger et, dans bien
des cas, des individus sont des déclencheurs (e.g. Un hacker) ou des catalyseurs
(e.g. un fraudeur). Il y a des déterminants subjectifs et sociaux dans les
vulnérabilités et les menaces. En même temps l'impact de l'exploitation de
vulnérabilités ou de la réalisation de menaces peut être influencé de façon
significative par des aspects sociaux (e.g. atteinte à la réputation).
Il est nécessaire d'explorer les différentes variables (individus, information,
menaces, vulnérabilités, impact) afin de comprendre les relations entre celles-ci.
De même, il est nécessaire de comprendre l'impact des technologies sur la
perception du risque.