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mai 2008 |
Introduction aux technologies de l'information |
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Le passage d'une société industrielle, telle qu'elle existait au 19e siècle, à une société de l'information comme nous la connaissons aujourd'hui, a nécessité de grands développements technologiques et des changements profonds dans notre société. Aujourd'hui, la connaissance de l'information, de même que l'assimilation rapide de l'information disponible, constitue un des fondements de notre société. D'un point de vue technologique, la société de l'information se caractérise par une intégration croissante et constante des technologies de communication et d'information. L'information électronique est la résultante de ce processus d'intégration et ce sont précisément son traitement et son organisation qui ont révolutionné les pratiques traditionnelles de manipulation de l'information. La gestion de l'information n'est pas seulement une réalité d'affaires, mais aussi une réalité socio-politique. Les interactions et l'interdépendance entre la société et l'information à l'échelle nationale et internationale ont entraîné des conséquences profondes. L'information et la connaissance sont aujourd'hui des facteurs de production tout aussi importants que ne l'ont été le travail et le capital. Comme exemple des nombreux changements qui surviennent, il suffit d'observer les modifications juridiques telles que le droit d'auteur et l'accès à l'information. Cela inclut aussi les responsabilités liées à l'exactitude de l'information utilisée. Qu'est-ce qu'un ordinateur ?Un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous forme binaire, c'est-à-dire sous forme de bits. Le mot « ordinateur » provient de la société IBM France. François Girard, alors responsable du service promotion générale publicité de l'entreprise IBM France, eut l'idée de consulter son ancien professeur de lettres à Paris, afin de lui demander de proposer un mot caractérisant le mieux possible ce que l'on appelait vulgairement un « calculateur » (traduction littérale du mot anglais « computer »). Ainsi, Jaques Perret, agrégé de lettres, alors professeur de philologie latine à la Sorbonne (Paris), proposa le 16 avril 1955 le mot Ordinateur en précisant que le mot était un adjectif provenant du Littré signifiant « Dieux mettant de l'ordre dans le monde ». Ainsi, il expliqua que le concept de mise en ordre était tout à fait adapté. |
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Durant ce siècle de nombreuses découvertes dans le domaine de la physique, plus particulièrement sur le comportement des électrons, amenèrent plusieurs innovations. La première, de par son importance, fut le tube sous vide, inventé par Lee DeForest. Avec ces innovations il sera possible de concevoir des systèmes électromécaniques, puis électroniques. |
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L'ère préhistoriqueC'est un Américain, le docteur Herman Hollerith (1860-1929), qui a développé le premier ordinateur électromécanique. Il utilisait des cartes perforées. Ce système a été développé pour compiler les résultats du recensement national des États-Unis de 1890. Les cartes perforées étaient déjà utilisées dans l'industrie du textile afin de créer des motifs répétitifs dans les tissus.
Les prochains développements importants sont survenus dans des circonstances plus dramatiques. La Seconde Guerre mondiale a impliqué un grand nombre d'hommes et de femmes et nécessité de grandes quantités d'équipements et d'argent. Les équipements devaient être inventoriés et dépêchés aux troupes. Les salaires et allocations devaient être distribués et comptabilisés. À ces fins, la fin de semaine de Pâques 1942, le gouvernement des États-Unis a réuni 180 pièces d'équipement de traitement de données électromécanique. Le département du Trésor a alors commencé à générer des chèques avec l'aide ordinateur à carte perforés qui suivaient les soldats dans leurs déplacements.
C'est à cette époque que le transistor fut inventé par des chercheurs à l'emploi des laboratoires Bell. Ils ne furent cependant pas utilisés dans des ordinateurs avant 1958. |
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La première génération: les tubes sous vide.
À ce
moment IBM était déjà en train de s'établir comme un chef de file. En
1953, elle introduisit le modèle 701
Ces ordinateurs sont donc d'une utilité limitée puisqu'ils sont peu fiables. Ils sont aussi très couteux à acheter et à opérer. Le tableau 1 nous montre le coût des premiers ordinateurs. C'est à la même époque que sont apparus les langages de programmation. Le premier langage de programmation fut APT, développé au Massachaussets Institute of Technology (MIT) vers 1953. Le langage Fortran, fut développé par IBM en 1954. Les principaux langages de programmation et leurs dates de développement se retrouvent sur le tableau 3.
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La seconde génération: le transistor.
La
seconde génération d'ordinateurs (1958 à 1969) |
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Tableau 1: Ordinateurs de première et seconde génération |
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Ordinateur |
Année |
Coût |
Addition |
Multiplication |
Technologie |
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(000 $) |
millisecondes |
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Harvard Mark I |
1944 |
n.d. |
300.0 |
6000.0 |
Électromécanique |
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ENIAC |
1945 |
750 |
0.2 |
2.8 |
Électronique à fonctions spéciales |
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Harvard Mark II |
1947 |
840 |
Partiellement électromécanique |
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IBM SSEC |
1948 |
<1 |
20.0 |
Électromécanique et électronique |
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UNIVAC I |
1951 |
400 |
0.5 |
2.15 |
Traitement en série
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EDVAC |
1952 |
467 |
0.2-1.5 |
2.2-3.6
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Harvard Mark III |
1951 |
1 160 |
5.0 |
13.0 |
Traitement série-parallèle |
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ERA 1101 |
1950 |
500 |
0.1 |
0.35 |
Traitement parallèle |
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MIT Whirlwind I |
1951 |
4 000 |
0.022 |
0.375 |
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IAS Computer |
1952 |
650 |
0.062 |
0.72 |
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SWAC |
1952 |
400 |
0.064 |
0.37 |
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IBM 701 |
1953 |
425 |
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IBM NORC |
1955 |
2 500 |
0.015 |
0.031 |
Premiers superordinateurs |
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Philco 2000 |
1957 |
0.0017 |
0.0403 |
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UNIVAC LARC |
1960 |
0.004 |
0.008 |
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IBM Stretch |
1961 |
0.0014 |
0.0025 |
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Le tableau 1, ci-haut, nous montre les principaux modèles d'ordinateurs de première et seconde génération. Il nous permet d'en comparer les coûts et les temps nécessaire pour effectuer une addition et une multiplication. La troisième génération: le circuit intégré.
La
troisième génération (1964 à 1971) utilisa les circuits intégrés.
Conséquence directe de la recherche spatiale et militaire américaine,
les ingénieurs ont mis au point des méthodes permettant l'intégration
d'un grand nombre de composantes électronique sur une petite La lutte constante pour une plus grande intégration, nécessaire au programme spatial américain, produit des composantes qui ont permis le développement d'une quatrième génération (1969 à aujourd'hui). Les microcircuits intégrés LSI (Large Scale Integrated) et le microprocesseur sont le résultat de cette microminiaturisation. |
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La quatrième génération: le micro-processeur
INTEL,
dont le nom vient des mots anglais INTegrated ELectronics, se propulsa
au premier plan de la recherche et du développement dans le domaine des
micros-processeurs. Le 4004 fut rapidement suivi du 8008 et du 8080.
Plusieurs compagnies fabriquent aujourd'hui des micros-processeurs de
toutes sortes. Les plus célèbres sont les Z-80, de la compagnie
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Tableau 2.: Nombre total d'ordinateurs en utilisation dans le monde entre 1950 et 1974. |
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Année |
US |
UK |
France |
RFA |
Japon |
Total |
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1950 |
2 |
3 |
0 |
0 |
0 |
5 |
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1955 |
240 |
13 |
5 |
5 |
0 |
263 |
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1960 |
5400 |
217 |
165 |
30 |
85 |
6167 |
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1965 |
24700 |
1582 |
1500 |
2300 |
1870 |
31952 |
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1970 |
74060 |
6269 |
5460 |
7000 |
8800 |
101589 |
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1974 |
165040 |
14400 |
16100 |
18800 |
26100 |
240440 |
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Le nombre d'ordinateurs en utilisation dans le monde croît depuis les débuts en 1944, comme nous le montre le tableau 2.
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Chaque nouvelle génération a emmené des améliorations sur la précédente. En moyenne, on a obtenu:
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Tableau 3: principaux langages de programmation. |
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Langage |
Date |
Usage |
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APT |
1950 |
développé pour des applications de contrôle numérique sur un MIT Wirlwind |
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Fortran |
1954 |
Premier langage algébrique utilisé à grande échelle, développé par IBM. |
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Flowmatic |
1955 |
Premier langage d'affaires, développé par Remington Rand. |
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IPL |
1957 |
Premier langage de traitement de listes, développé à Carnegie-Mellon. |
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Comit |
1957 |
Premier langage de traitement de chaînes de caractères, remplacé par Snobol, développé par Bell |
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Cobol |
1959 |
Le langage d'affaires le plus utilisé jusque vers la fin des années 1990, financé par la défense américaine. |
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Algol 60 |
1960 |
Langage algébrique théorique, développé par un comité international. |
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Lisp |
1960 |
Développé par John McCarthy c'est le langage le plus utilisé pour l'intelligence artificielle. |
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Jovial |
1959 |
Premier langage de contrôle en temps réel, développé pour la défense américaine. |
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GPSS |
1961 |
Premier langage de simulation. |
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APL |
1962 |
Langage algébrique interactif, développé par IBM. |
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Basic |
1965 |
Langage algébrique développé à l'université Dartmouth. |
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PL/1 |
1965 |
Langage algébrique puissant développé par IBM. |
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Pascal |
1970 |
Premier langage de programmation structuré utilisé à grande échelle, développé à l'université de Zurich. |
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C |
1973 |
Langage à usage général, développé aux laboratoires Bell par Kernigan et Richie, il est beaucoup utilisé pour écrire des compilateurs et des systèmes d'exploitation à cause de sa portabilité. |
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La décennie 80
En
1980, l'industrie de la micro-informatique est fragmentée. Le premier
manufacturier de micro-ordinateurs, A Selon une étude d'IBM, moins de 10% des 14 millions de PME américaines utilise des ordinateurs personnels. Par ailleurs, dans les grandes entreprises, moins de 3% de l'effectif s'en sert.
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LE OSBORNE 1Le Osborne 1 fut le premier ordinateur portatif. Il ressemblait à une grosse valise et arrivait avec un logiciel de traitement de texte (WordStar), un chiffrier électronique (SuperCalc), une base de données (dBase II) et un générateur de programmes (Personal), le tout pour $1,795(US).
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Le Xerox StarUne solution très chère pour des problèmes que les utilisateurs ne croyaient pas qu'ils avaient. Un ordinateur très puissant pour des logiciels qui n'existaient pas encore. Voilà comment on peut décrire, en une phrase, le Star de Xerox.
L'interface graphique Microsoft (Windows), IBM (OS/2 Presentation Manager), OSF/Motif, X-Windows et Apple (MAC Finder) son basé sur celle du Star. La souris, l'écran graphique à haute résolution et le standard de réseau Ethernet furent tous inventés par Xerox pour le Star. Avec cette machine le poste de travail (workstation) était né. Ce micro-ordinateur était, de façon évidente, en avance sur son temps. Les autres manufacturiers et les utilisateurs ont pris 10 ans pour comprendre. |
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Le IBM PCEn août 1980, la direction de IBM donne un mandat historique à William (Bill) Lowe, alors directeur général du laboratoire des systèmes points d'entrée à Boca Raton, Floride. Développer et fabriquer un ordinateur personnel en un an. Nom de code de l'opération: 'ACORN'.
Plus tard, en 1983, Don Estridge a dit ceci de cette expérience:
Il est décédé dans un accident d'avion à Dallas en août 1985. L'une des principales décisions prises au début du projet est de s'approvisionner auprès de fournisseurs externes. Les lecteurs de disquettes, le système d'exploitation et le bloc d'alimentation sont tous achetés de fabricant différent. IBM conçoit ainsi Acorn comme un ensemble de modules interchangeables et d'interfaces standard. Cette décision permet à l'équipe de respecter les délais et a des conséquences historiques. D'un côté, des programmeurs externes à IBM peuvent écrire des programmes pouvant être utilisés avec cet appareil. De l'autre côté, des fabricants d'équipement électronique peuvent concevoir des périphériques et autres produits pouvant être utilisés avec le PC.
Cette
approche modulaire permettra à IBM d'apporter des modifications au
produit tout en assur |
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Le Lancement
Le jour
de l'annonce du PC, le 12 août 1981, IBM lance aussi plusieurs produits
spécialement conçus pour cet appareil. Les principaux sont VisiCalc, le
langage Basic (Microsoft) et le programme de traitement de texte Easy
Writer. Il a fait sensation. Le Wall Street Journal a dit à l'époque:
En fait, en neuf mois, le PC à largement distancé les produits Apple. IBM vend environ 10 700 machines en 1981, et 150 000 en 1982. Byte indique dans son analyse du PC en janvier 1982:
IBM a sous-évalué le succès du PC. Elle s'est aussi trompée quant au marché. La société prend alors une grande décision: vendre le PC par l'intermédiaire de canaux de distribution externes plutôt que par ses propres représentants. Un changement majeur de philosophie pour IBM. Elle justifie cette décision par le marché cible: les particuliers et les petites entreprises. ComputerLand devient le premier détaillant du produit au Canada. Les détaillants ont ajoutés de la mémoire, y a incorporé des lecteurs de disquettes de 160 kilo-octets et des écrans graphiques. Les manufacturiers de cartes d'ordinateurs ont mis sur le marché plusieurs produits de communication, de mémoire et de fonctions additionnelles. Ces cartes ont eu pour effet d'augmenter la demande pour les PC, ce qui a eu pour effet d'augmenter la demande pour les cartes, et ainsi de suite. Au cours des premiers trimestres, les ventes dépassent les prévisions. Fait imprévu, un grand nombre d'ordinateurs se vend dans les grandes entreprises. Il apparait, à première vue, que c'est IBM qui a légitimé le marche de la micro-informatique avec le PC. Il serait plus juste de dire que ce sont les détaillants qui, avec l'aide de manufacturiers de cartes tel que Tecmar, Quadram et AST Research qui ont poussé la marché de la micro-informatique vers des sommets inespérés. |
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1982: les compatibles
La
sortie du Columbia Data Products MPC, fut l'un des événements les plus
importants de 1982. Le MPC est le premier micro-ordinateur cloné sur le
IBM PC. Il utilisait des routines internes (BIOS) qui
C'est
aussi en 1982 que plusieurs nouveaux logiciels importants sont apparus
sur le marché. Lotus development Corporation, une nouvelle
Ces produits ont établi des standards dans l'industrie. Lotus 1 2 3 avec son intégration du chiffrier électronique, des graphiques et d'une interface utilisateur simple et efficace a démontré aux grandes et moyennes entreprises que le micro-ordinateur pouvait s'avérer un outil utile et efficace. AutoCAD a démontré qu'il était possible, avec un ordinateur bon marché, d'obtenir un outil de CAO de qualité professionnelle. Les dirigeants de grandes entreprises se rendent compte qu'ils peuvent utiliser le PC pour l'analyse des données de vente et de mise en marché alors que leurs services internes ne peuvent pas fournir de support informatique dans des délais acceptables. De plus, le coût abordable du PC et des logiciels justifie la dépense à même leur budget. |
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LE IBM XTEn 1983, le PC, souvent combiné avec Lotus 1-2-3, est le standard aux États-Unis et au Canada et commence à être vendu en Europe. En mars, IBM lance le PC XT (XT pour «eXtended Technology»). Cet ordinateur utilise le même microprocesseur Intel 8088 que le IBM PC, mais offre une unité de disquette de 360 ko, un disque dur de 10 Mo et une mémoire plus grande. Tout cela pour 7 695 $. Les concepteurs de l'architecture ouverte du PC ont fait preuve d'intuition, ce qui joue en faveur du XT. Les périphériques et cartes du PC conviennent au PC XT. Le nombre de 'clones' sur le marché croît. Ces ordinateurs reprennent l'architecture du PC, bon nombre des composants ou des composants identiques, ainsi que le système d'exploitation DOS. |
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Le Tandy modèle 100Les ordinateurs portatifs, basés sur le Osborne, popularisés par la compagnie Compaq, de Houston (Texas), deviennent de plus en plus populaires. C'est alors que Tandy Radio Shack a pris toute l'industrie par surprise en lançant le Tandy Modèle 100, le premier ordinateur de type 'laptop'. Le modèle 100, fabriqué au Japon par Kyocera, n'était compatible aux IBM PC. Cet appareil a démontré, de façon non équivoque, qu'il existait un marché pour un ordinateur vraiment mobile. C'est l'ordinateur par excellence pour la prise de notes sur la route, il devint rapidement le compagnon de route de tous les journalistes et des grands voyageurs. Plus tard au cours de l'année, cherchant à envahir le marché de l'ordinateur domestique, IBM lance une version plus économique et réduite du PC, le PC junior. Mais il est trop tôt. L'entreprise interrompt les ventes au début de 1985. Malgré que cet appareil n'est pas important, d'un point de vue historique et technologique, il est important parce qu'il a prouvé la faillibilité de IBM. |
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Le Macintosh et le ATDeux événements importants ont marqué le monde de l'informatique en 1984: le Macintosh et le IBM AT. Le Mac était attendu depuis longtemps. Fruit d'un projet spécial dirigé par le génial Steve Jobs, un des fondateurs de Apple, il s'agissait d'un ordinateur qui utilisa beaucoup des innovations développées pour le Xerox Star: la souris, une interface graphique intégrée et une interface de réseau. La version originale possédait 128 Ko de mémoire vive et un lecteur de disquettes. Le système était livré avec deux logiciels: MacWrite (traitement de texte) et MacPaint (dessin). Cet ordinateur offrait une approche nouvelle et a généré un enthousiasme incroyable, surtout pour un appareil qui n'était pas tellement puissant. Il offrait une alternative à ceux qui n'aimaient pas la prédominance des produits IBM et compatible. La preuve était faite qu'il y avait un marché. C'est peu après l'annonce du Macintosh, que IBM a lancé son nouveau produit, le IBM PC/AT (pour Advanced Technology). Cet appareil, lancé en août 1984, fut le premier micro-ordinateur à utiliser le micro-processeur Intel 80286, nettement supérieur au 8088 utilisé dans les PC et XT. Bien qu'il offrait beaucoup de possibilités nouvelles, par exemple la mémoire en mode protégé, qui permettait d'augmenter la mémoire vive à 16 Mo, cet appareil a été utilisé principalement comme un PC plus rapide. Le AT utilisait toujours l'interface standard développée pour le IBM PC, connue sous le nom de ISA (Industry Standard Architecture). Cette interface, selon IBM et plusieurs intervenants de l'industrie, ne pourra pas satisfaire les besoins futurs de communication. Par la suite les seuls événements majeurs de la décennie 1980 fut le lancement des micro-ordinateurs basé sur le microprocesseur 32 Bit Intel 80386 toujours plus rapide et l'annonce d'une nouvelle ligne de produits IBM. |
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Le PS/2En avril 1987, IBM lance la gamme des PS/2. Le PS/2 se distingue par son architecture Micro-canal, et par un système d'exploitation plus puissant, OS/2, développé avec Microsoft. L'architecture Micro-canal (connue aussi comme MCA) est la solution de IBM aux limites combles les lacunes que présente à long terme la topologie en bus du PC-AT, devenue désuète. OS/2 élimine les contraintes de mémoires internes et externes imposées par le DOS pour PC. Il intègre une interface graphique conviviale et soutient les communications réseau. L'architecture Micro-canal et OS/2 s'inscrivent dans le cadre de la stratégie globale d'IBM, l'architecture unifiée d'applications (SAA). Les ordinateurs personnels ne seront plus orphelins. Les PS/2 sont plus petits, plus rapides et plus puissants que les PC, et se distinguent par des graphiques de meilleure qualité. La nouvelle gamme de produits comprend le premier ordinateur personnel IBM conçu à partir du dernier microprocesseur Intel, le 80386. |
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Le retour aux famillesEn 1990, IBM juga opportun de revenir au marché de l'ordinateur domestique et annonce le PS/1. Il s'agit d'un ensemble complet, facile à utiliser et ne présentant pas de difficultés d'approvisionnement puisqu'il est vendu dans les grands magasins. L'ordinateur lui même comprend un microprocesseur 80286 à 10 MHz, une mémoire interne de I Mo, une mémoire externe sur disquettes de 1,44 Mo et sur disque de 30 Mo. Il est offert, avec écran couleur VGA, au prix de 2515$. Toutes ces caractéristiques témoignent de l'augmentation continue du rapport performances/prix relatif. Le PS/I offre des performances trois ou quatre fois plus élevées que celles du PC initial à un peu plus de la moitié du prix. |
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